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La maladie naviculaire

La maladie naviculaire du cheval désigne une boiterie chronique des membres antérieurs, dont l’origine est une affection de l’os naviculaire (os sésamoïde distal).

c’est une cause fréquente de boiterie chez le cheval de sport.


Où l'os naviculaire se trouve-t-il ?

L’os naviculaire se trouve dans le pied du cheval, au niveau de l’articulation entre le 2ème et la 3ème phalange, où il vient s’incruster et sert de poulie au tendon perforant.

Il doit son appellation en raison de sa forme en bateau, quand il est vu de face.

De par sa position et sa fonction, toute lésion de cet os pourra provoquer une douleur et entraîner une boiterie.


Le cheval de sport, après 4 ans, est le plus exposé

Quand et pourquoi la maladie intervient-elle ?

la Maladie Naviculaire est la conséquence d’une lésion de l’os naviculaire : soit déminéralisation (perte de matière osseuse) soit exostose (apparition d'excroissances - de bourgeons osseux - à la surface de l’os). 

Cette lésion provoque une irritation ou inflammation des structures qui l’entourent : articulation naviculaire, tendon fléchisseur profond et ligaments sésamoïdiens.

Elle affecte les chevaux à partir de l’âge de 4 ans, surtout les chevaux de selle, en se localisant le plus souvent simultanément sur les membres antérieurs.

 

L'origine de la maladie provient de multiples facteurs pouvant se combiner. Les principales causes sont :

  • un travail intense, saut d'obstacle pendant plusieurs années ou travail sur terrain dur et irrégulier qui aggrave les chocs du pied contre le sol,
  • une conformation droit-jointé (héréditaire) qui accentue les commotions sur la région naviculaire,
  • des petits pieds qui absorbent des pressions beaucoup plus importantes au centimètre carré,
  • une mauvaise vascularisation de l'os suite à des surcharges, à une inflammation de la bourse synoviale ou encore à des aplombs défectueux,
  • un mauvais parage ou une ferrure inadaptée qui peut accentuer les pressions sur l’os naviculaire,
  • des effets vibratoires survenant lors de l'extension du doigt comme à la réception d'un saut.


Quels sont les symptômes de la maladie ?

Au début dela maladie ,le cheval réduit la taille de ses foulées et effectue des voltes irrégulières, en particulier sur sol dur. Il peut pointer une pince ou les deux au repos.

L'état de l'animal progresse vers la boiterie légère ,souvent accompagnée d'une usure  excessive des pinces, ce qui provoque des faux pas fréquents ; le cheval trébuche souvent.

Le propriétaire remarque que le cheval a les épaules « froides » à la sortie du box, et suspecte souvent que la boiterie vient de l’épaule ; la boiterie s’améliore lors de l’échauffement et sur sol souple, mais elle est aggravée sur le cercle.


Comment le diagnostic s'effectue-t-il ?

Le diagnostic cherche à attribuer le symptôme de boiterie à la région naviculaire par différents examens :

  • exploration et tests à l'arrêt
  • examen au pas : boiterie à froid sur sol dur
  • examen au trot : boiterie marquée sur le cercle sur sol dur , améliorée sur sol souple
  • anesthésie digitale basse : positive
  • examen radiologique : images caractéristiques
  • examen échographique : apporte des informations intéressantes


Quel est le traitement de la maladie naviculaire ?

La maladie naviculaire est incurable et irréversible. Les traitements administrés ne sont que palliatifs. Ils visent à limiter l'évolution de la maladie et à offrir un meilleur confort de locomotion au cheval.

Comme beaucoup de problèmes de boiterie, le « traitement » sera de 3 ordres : médication adaptée, maréchalerie et gestion de l’activité.

 

Médication :

Administration d’anti-inflammatoires et de biphosphonate. Infiltration locale d’anti-inflammatoire stéroïdien ou d’acide hyaluronique.

 

Maréchalerie :

Elle vise à modifier le mouvement du pied pour diminuer l’extension interphalangienne.

Elle repose sur le parage de la pince, et la pose d’une ferrure correctrice (fer à relever de pinces et éponges couvertes, fer en œuf, fer à l’envers,…)

 

Gestion de l’activité :

  • Choix du sol : le sol doit être souple et déformable pour éviter les contraintes sur la région naviculaire.
  • Détente : de longues détentes au pas sont nécessaires pour préparer un cheval naviculaire à un exercice.
  • Les cercles serrés ne sont pas recommandés à la main où le cheval est le plus gêné. Lorsque l’atteinte est bilatérale (les deux antérieurs sont atteints), il est conseillé de travailler essentiellement sur des lignes droites ou des cercles de large diamètre.


Quelles mesures de prévention peut-on appliquer ?

Si l’origine réelle de la maladie naviculaire est méconnue, des facteurs favorisants ont été mis en évidence qu’il faut prendre en compte dans la prévention.

Ainsi, l’attention doit être portée essentiellement sur la période de croissance du cheval et , sur la mise au travail.

La recette sacrée : un travail régulier et modéré !

Mais aussi :

  • Veiller à l’équilibre des rations alimentaires en calcium et phosphore.
  • Vérifier les aplombs et le parage : si des anomalies d’allures ou d’aplombs sont constatées, il faut s’interroger sur la façon optimale de parer le pied. Une légère modification du parage entraîne des contraintes importantes au niveau des articulations.
  • Sauf les pieds sont cassants, on ferrera les jeunes chevaux le plus tard possible. Vu sa constitution morphologique, le cheval est conçu pour marcher en ligne droite. Sur un terrain inégal ou quand il tourne, les articulations permettent une déformation de quelques degrés (max. 5°). L’adaptation aux inégalités et aux mouvements se fait grâce à la déformation de la boîte cornée (le pied, dans sa partie, arrière, est fendu et souple). Le ferrage bloque 80 % de la possibilité d’adaptation au terrain. Un mauvais parage peut encore réduire cette possibilité de rotation.
  • Le style de travail : Eviter tout traumatisme violent et répété sur un cheval non échauffé, faire sauter de manière modérée.
    Seul un cheval entraîné, un sportif, peut fournir un effort. Si un cheval est fatigué, les structures ligamentaires tendineuses et ostéo-articulaires sont particulièrement sollicitées.

 

La condition physique du cheval est essentielle ; seul un entraînement régulier permet un travail de longue haleine sans fatigue.